Partager l'article ! inspiration de Fred Delord sur la cabane: Emporté par le choix de l’itinéraire délicat du pied arboré de Nathanaël, je me retrouve su ...
Emporté par le choix de l’itinéraire délicat du pied arboré de Nathanaël, je me retrouve suspendu dans l’arbre à cabane.
Je tangue, je ne sais plus si c’est le tronc tacheté qui me berce ou le parquet flottant l’air… Dans tous les cas, la douceur des occupants m’apaise.
Je prends conscience de cette symbiose profonde entre le végétal et l’hominal, de cette unité, tout est corps dans une profonde finesse, il ne me reste plus qu’à fermer les yeux et voyager.
L’enlacement des multiples branches sorties de nulle part me disloque de leur beauté, l’art se mélange au réel de la plus belle des manières. L’escalier aux mains travailleuses nous accompagne à chaque pas dans un corps à cœur tortueux et généreux.
Transporté dans cet îlot, si proche de la ville et si loin du bruit, à respirer les abeilles sous le nez du frelon, je m’allonge et je songe… à cet endroit de tous les droits, à tout dire, à tout faire, à tout écrire, à tout hurler… à la liberté.
Le platane sourit de ces belles personnes qui l’ont caressé, cajolé, maquillé, aimé à le faire bourgeonner.
Arbre de vie, arbre création, arbre de connivence, arbre relation, arbre de sueurs, arbre à casse-tête, arbre à écouter, arbre silence, arbre plumes, arbre à papa.
Le jour de la descente, du nid à quitter, du rêve à perdre, des larmes de sève coulent sur nos joues dézinguées.
Fred